Seulement moi
Ce n'est pas que je ne l'aime plus
Encore moins que je me lasse
Ce n'est pas pour la nouveauté, par audace
Qu'à présent c'est toi que j'enlace
Ma vie n'est ni pire, ni meilleur
Lorsque c'est avec toi que je demeure
C'est juste qu'avec toi je me sens
Simplement moi, et pourtant...
Ses sourires me charment toujours
Tout comme ses yeux emplie d'amour
J'adore sentir sa présence le matin
Son souffle léger, la chaleur de ses mains
Les instants passés à ses côtés
Ne sont ni meilleur, ni plus mauvais
C'est juste qu'avec toi je me sens
Simplement moi et pourtant...
Il n'est pas question de quitter
Pour toi cet être tant aimé
Il m'est trop cher, trop précieux
Pour que je puisse rompre nos vœux
C'est sur un pied d'égalité
Que vous deux vous reposez
C'est juste qu'avec toi je me sens
Simplement moi et pourtant...
Aucun de mes mots
Prononcé pour toi est faux
De ta présence à mes côtés
Je ressens une envie, un besoin
Tu n'es pas l'onguent qui m'apaise
Ni même le feu qui m'attise
C'est juste qu'avec toi je me sens
Simplement moi,
Et pourtant...
Voici ma première vraie chanson. Du moins à mes yeux. Pourtant plus je regarde le texte et plus je trouve que cela ressemble plus à un poème qu'autre chose. Il faut croire que je ne l'accepterais véritablement en tant que parole de chanson que lorsque la mélodie en aura été composée. Ce qui risque de prendre du temps vu que je suis incapable de composer quoi que ce soit.
Sinon, l'idée de cette chanson m'est venu en écoutant The Rasmus pour mes révision (et oui j'essayais de comprendre les paroles en anglais) Je me suis rendu compte que la majorité des chansons d'amour revenaient toujours un peu au même et j'ai voulu faire une chanson ou l'opinion exposée serait celle de la personne qui trompe. Cela à donné ça. Je suis volontairement restée vague sur le sexe des trois protagonistes, peut être pour qu'il y ai démarcation entre la chanson et moi. Aussi parce que pour moi cela peut s'adresser à n'importe qui.
Au final même si en tant qu'essaie de chanson c'est un peu rater, le texte lui me plaît bien. On sent tout de même un rythme dans le texte, et les mots n'ont pas trop l'air d'avoir été parachuté là pour la rime, surtout que je m'en éloigne de temps en temps. Bref, encore un texte qui me plaît relativement.
Fragile
Un sourire, des doigts, un regard,
Qui se frôlent, se croisent, s'égarent
Amitié, amour, complicité,
Pourquoi tout est il aussi compliqué ?
Parce que ...
Des cris, des pleurs, des coups,
Un enfant qui tombe à genoux
Stress, exaspération, mauvaise foi,
Pourquoi tout vole-t-il en éclat ?
Parce que...
Du silence, des pensées, de l'espace,
M'entourent, m'oppressent, m'enlacent
Solitude, goût amer, impression de gâché,
Pourquoi tout ces sentiments ratés ?
Parce que ...
Poisons, cordes, limes,
Attirent, appellent, fascinent,
Éclats, déchirures, sang,
Pourquoi tout se brise si facilement ?
Parce que ...
Ce poème a été écrit à un moment très particulier de ma vie, et si j'ai commencé par l'écrire juste parce que j'avais le rythme en tête de la suite, constat, question, parce que en guise de réponse, finalement les mots m'ont presque échappé et cela donne un texte particulièrement proche de mes émotions du moment. Ce n'était pas ce que je voulais mais bizarrement je crois que cela le rend meilleur du moins à mes yeux. Bon évidemment, c'est toujours aussi dépressif. En revanche, j'avais comme idée en guise de dernier paragraphe d'apporter autre chose en guise de réponse et finalement c'est passé à la trappe ce qui n'est pas plus mal non plus. Bref, je pense m'améliorer dans l'écriture, mes poèmes me satisfont de plus en plus.
Noyade
Noir. Est ce le vide qui m'entoure
Ou les ténèbres insaisissable,
Qui vont, viennent, partent, sont de retour
Éternelles présente, souvent tapies, toujours indomptable ?
Dans ce couloir sans fin
Mais en est ce vraiment un ?
Mes pas résonnent à l'infini
Est ce eux, est ce moi qui fuit ?
Et soudain il y a autre chose
Un murmure, un clapotis, le bruit de mes pas
L'eau s'infiltre, je commence a avoir froid
Je retourne en arrière, une porte close.
Je fais le tour de la pièce fermée
Aucune issue, aucun échappatoire, je suis piégée
Et le niveau qui continue à progresser
Bientôt je n'aurais plus pied.
D'où provient la source de ce mal ?
Pas de chute, pas de jet
C'est comme si l'eau se créait
Impossible ! Je pousse mon dernier râle
Je semble flotter entre deux eaux
Je n'ai plus aucun repère
Où est le bas ? Où est le haut ?
Peu importe. Je n'ai plus le temps de résoudre ce mystère.
Ce poème est un véritable mystère même pour moi. Je suis incapable de dire ce que je voulais faire en le créant. Il n'a pas vraiment de sens et pourtant il y a des détails si logique. Un vrai paradoxe à lui tout seul. C'est peut être ça qui fait que je l'aime bien. Le poème semble avoir totalement échappé à mon contrôle. D'un autre côté, il ne veut tellement rien dire pour moi que tous les mots semblent s'enchaîner juste parce qu'il en fallait pour faire des vers, pour faire des rimes, et en ce sens il me déplaît profondément. Bref pour changer, je suis incapable d'apprécier ce que je fais sans pour autant m'en détacher.
Spleen
La pluie, l'insatiable pluie
En trombe se déverse
Sur ces terres vaincues par la sécheresse
Qu'est mon corps aride de vie
Dans le ciel noir de fin d'été
Qu'un éclair ne saurait faire briller
L'orage gronde, le tonnerre tonne
Et à l'unisson mon esprit résonne
L'insaisissable vent s'est levé
Et de ses milles mains emporte
Doutes, craintes de toute sorte
De mon cœur tout à été balayé
Et à la fin il ne me reste
Que cet éternel vague à l'âme
Ce rythme qui toujours me berce
Va, revient et me transperce de sa lame
J'avais dans mon enfance fait un poème à l'école primaire avec comme mot clé, pluie, mer et orage. Lorsque je suis retombé dessus, je me suis dit qu'à la place de parler au premier degré de la mer, j'aurais pu faire une métaphore et c'est ainsi que j'ai écrit ce poème. Je trouve que l'on remarque trop l'exercice de style que je m'étais imposé et mon besoin de caser certains mots, pourtant, j'aime le rythme du poème et sa progression. Et puis je ne peux nier qu'il est nettement plus satisfaisant que l'original. Même si vu l'âge d'écriture, la comparaison n'est pas vraiment significative. Cependant le titre lui est vraiment infâme. Mais je n'arrive pas à en trouver un mieux.
Papillon de feu
Comme une brise légère
Te voilà à présent réveillé
Toi papillon éphémère
Que chaque soir je puis contempler.
Posé tout près de moi
Tes ailes ont l'éblouissant éclat
Du feu qui te consume.
J'avance un doigt, je me brûle.
Sur le mur du fond dénudé
Ton ombre vacillante y est projetée
Tu bats des ailes, vas tu t'envoler ?
Non car tu es attaché.
Le vent souffle, tu disparais.
Ne reste plus qu'un mince filet de fumée.
Douce illusion que tu étais
Mensonge éphémère, tu me plaisais.
Premier poème "réussit" et achevé sur un autre thème que la douleur ou la souffrance. A vrai dire au départ je voulais parler de l'illusion et du mensonge et prendre comme exemple la flamme d'une bougie qui fait penser à un papillon. Au final je n'ai parlé presque que de l'exemple. Mal gré tout, je crois que ça me plaît plus ainsi et même si c'est loin d'être parfait c'est l'un de mes poèmes préférés. Sans doute aussi parce que c'est l'un de mes premiers poèmes "réfléchi".